Pour assurer la sécurité du public, éviter les pannes et assurer la bonne marche du réseau électrique, Hydro-Québec assure une distance de dégagement entre ses lignes et la végétation. Elle privilégie des méthodes de gestion de la végétation qui respectent l'environnement naturel et favorisent le maintien de la biodiversité (du plus grands nombres d'espèces d'animaux et de plantes) près de ses lignes.
L'élagage consiste à supprimer partiellement ou complètement des branches ou des parties d'arbres pour éviter qu'elles entrent en contact avec les lignes de distribution. C'est une méthode qui permet la modification minimum de la végétation. On préserve les habitats naturels, ce qui préserve la biodiversité.
Ligne de distribution électrique. On remarque la distance de dégagement sécuritaire autour des fils moyenne tension grâce à l'élagage qui a été fait. Ces fils sont situés au sommet des poteaux.
Le déboisement sélectif consiste à déboiser en conservant les végétaux à faible déploiement, c'est-à-dire qui ne pousseront pas trop haut avec le temps et ne viendront donc pas trop près des fils moyenne tension. Cette méthode de maîtrise de la végétation permet de conserver un couvert végétal diversifié qui sert d'habitat à des espèces variées d'animaux.
Couloir sous une portée ayant fait l'objet d'un déboisement sélectif. On remarque le couvert végétal aux abords de la ligne et des arbres matures en bordure du couloir.
Sur les propriétés aménagées, Hydro-Québec déchiquète et récupère le bois résiduel produit par l'élagage ou le déboisement sélectif. Dans ses emprises, elle peut choisir de conserver ces résidus en entier ou en partie car ils favorisent la biodiversité.
Les chicots, troncs d'arbres morts ou mourants toujours debout, jouent un rôle crucial dans les écosystèmes. Le bois mort attire champignons et insectes. Au fil du temps, ces organismes créent des cavités où se réfugient de petits mammifères pour mettre bas ou se protéger des prédateurs. Les chicots en viennent à abriter une grande variété d'espèces : champignons, plantes, invertébrés, oiseaux et petits mammifères. C'est pour cette raison qu'Hydro-Québec recommande la conservation des chicots, dans la mesure où les critères de sécurité sont rigoureusement respectés.
Troncs d'arbres morts présentant des cavités ou peuvent s'abriter oiseaux et petits mammifères.
Le bois et les branches résiduels ont un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité. Ces résidus, déchiquetés ou non, peuvent être éparpillés sur le sol. En se décomposant, ils apportent de la matière organique aux sols québécois qui en ont grand besoin, compte tenu des courtes saisons de décomposition et des températures froides.
En bordure d'emprise, entassés en petits monticules appelés andains, les résidus procurent un habitat durable pour la faune et les invertébrés.
Le bois mort de fort diamètre favorise la germination de certaines espèces végétales et joue un rôle dans la rétention de l'eau et le contrôle de l'érosion.
Bande de terrain sous une ligne ayant fait l'objet d'un déboisement sélectif.
On remarque en bordure de l'espace déboisée, des petits monticules de bois mort qu'on appelle andain.
Le Bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis) est une espèce d'oiseau qui fréquente les emprises de distribution. L'application des mesures de biodiversité permettent à ce bruant de se nourrir, de se réfugier et même de nicher dans les emprises. En effet, l'emprise est un habitat attirant pour le bruant lorsque les arbres compatibles avec le réseau sont conservés, que les branches sont laissées sur place en andain ou que les chicots sont maintenus dans le milieu.
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