Le projet est nécessaire pour assurer la fiabilité du réseau de transport.
Le réseau actuel, d’une tension de 49 kV, a été conçu initialement pour une demande en électricité plus faible que celle d’aujourd’hui. La capacité maximale du réseau est maintenant dépassée, notamment celle des postes de Sutton, de Knowlton, de Cowansville, d’Eastman et de Magog. Cette situation fragilise le réseau et augmente les risques de délestage de charge, de bris d’équipement et de pannes majeures.
De plus, les portiques de bois du réseau actuel sont vieillissants et donc vulnérables. Notons que les dernières pannes d’importance dans la région (en décembre 2022 et en décembre 2023) ont été causées par des arbres qui sont tombés sur des lignes à 49 kV.
En résumé, la modernisation du réseau à une tension de 120 kV vise à :
Augmenter la capacité pour répondre aux besoins en électricité de la région actuellement et pour les 100 prochaines années
Accroître la résilience du réseau de transport avec des nouveaux équipements, ce qui contribuera à éviter des bris et des pannes majeure
Quand Hydro-Québec élabore un projet, l’objectif est de trouver le meilleur équilibre en tenant compte de tous ces éléments. C’est un exercice complexe, mais qui est au cœur des décisions qui sont prises tout au long du projet.
Certaines contraintes techniques sont incontournables. Par exemple, un poste électrique doit être construit sur un sol ayant une capacité portante suffisante.
Le coût fait également partie des éléments à considérer, car les coûts des projets d’Hydro‑Québec se reflètent sur les tarifs d’électricité.
Ensuite, le projet est guidé par une démarche environnementale. Des experts et expertes en environnement font partie de l’équipe de projet dès le début. La première étape consiste à répertorier les grandes contraintes environnementales, les éléments sensibles et tous les autres éléments environnementaux présents sur le territoire (p. ex. : les milieux humides, les paysages valorisés, les terres agricoles protégées, etc.). L’équipe vérifie ce qu’il est possible de faire pour éviter ces éléments ou pour réduire l’impact du projet sur ceux-ci.
Enfin, la démarche de participation du public permet de recueillir un grand nombre d’informations (commentaires, préoccupations, idées, connaissances fines du milieu) qui sont également prises en compte dans les décisions.
Plusieurs activités d’information et d’échanges ont été menées en 2024 dans le cadre d’une consultation préalable sur le projet, y compris deux rencontres avec les citoyennes et citoyens.
Différents moyens ont été utilisés pour convier la population à ces rencontres, par exemple des invitations envoyées par la poste, de la publicité dans les journaux locaux et l’envoi d’infolettres.
N’hésitez pas à vous abonner à l’infolettre du projet (voir dans l’encadré tout en bas). Il s’agit du meilleur moyen pour recevoir directement les invitations aux prochaines activités publiques.
Pour en savoir plus sur les activités réalisées en 2024 et sur les commentaires recueillis, on peut consulter le bilan de la consultation préalable, disponible sous l’onglet Participation du public.
Le premier critère à considérer est le déploiement du réseau de distribution qui doit relier le poste à la clientèle desservie (maisons, écoles, commerces, industries, etc.). Règle générale, plus un poste est proche de la clientèle qu’il dessert, meilleur sera le service électrique (moins de pannes, moins de perte de tension). C’est donc un paramètre important.
L’aire d’accueil du poste doit également se trouver à proximité d’artères routières le long desquelles pourra se déployer le réseau de distribution en installant des poteaux de bois. Hydro‑Québec tente d’éviter d’installer des lignes de distribution des deux côtés d’une route, pour minimiser l’impact sur le paysage.
Enfin, l’aire d’accueil vise à trouver un certain équilibre entre l’emplacement du poste, la longueur de la ligne de transport à 120 kV et le déploiement du réseau de distribution qui desservira la clientèle.
Chacune de ces composantes du projet peut générer des impacts dans le milieu.
Éloigner le poste de l’aire d’accueil aurait un impact négatif sur la qualité du service pour l’ensemble de la clientèle desservie.
Plus le poste serait éloigné de l’aire d’accueil, plus il faudrait construire de longues lignes de distribution pour alimenter les villes de Sutton et de Lac‑Brome. Et plus les lignes de distribution sont longues, plus le réseau est vulnérable aux pannes, et ce pour toute la durée de vie des infrastructures, c’est-à-dire les 100 prochaines années. C’est un élément important qu’Hydro‑Québec doit considérer.
De plus, la construction des lignes de distribution nécessite du déboisement en bordure de routes (p. ex. : déboisement de 6,5 à 8,5 mètres de part et d’autre d’une ligne triphasée), ce qui peut causer un impact potentiellement important sur le paysage.
Enfin, éloigner le poste de la clientèle à desservir aurait d’autres effets négatifs sur la fiabilité du réseau électrique, notamment une diminution du courant de court-circuit qui est un paramètre important pour les clients ayant des équipements et une augmentation des variations de la tension du courant.
Ces variations affecteraient la capacité du réseau à alimenter certaines charges de manière sécuritaire (ce qui pourrait engendrer, par exemple, des bris potentiels de systèmes électroniques). Pour pallier ce phénomène, plusieurs équipements majeurs seraient alors requis.
Ci-dessous, un corridor de ligne de distribution. Le déboisement peut aller jusqu’à 8,5 mètres de part et d’autre de la ligne :
La superficie de l’enceinte clôturée des équipements du poste est d’environ 110 m sur 150 m.
En y ajoutant les fossés périphériques, le bassin de rétention des eaux et le chemin d’accès, la superficie alors requise est d’environ 200 m sur 200 m.
Hydro‑Québec recherche un terrain d’une superficie plus grande, soit d’environ 250 m sur 250 m, afin d’avoir de l’espace pour aménager des écrans végétaux autour du poste.
Ci-dessous, la vue aérienne du poste de l’Achigan, dont l’implantation est comparable à celle prévue pour le poste de Brome, illustre ces distances :
Sauf exception, par exemple le raccordement d’un client à haute tension dans un court délai, les supports en bois ne sont plus utilisés par Hydro-Québec, pour des questions de durabilité.
Le projet prévoit la construction d’une ligne aérienne à 120 kV pour alimenter le poste de Brome.
L’enfouissement est un sujet complexe. Voici une vidéo explicative préparée par Hydro-Québec sur les enjeux reliés à l’enfouissement des lignes de transport :
Durée : 9 minutes 42 secondes
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